Mon Calendrier Littéraire : Jour 1 avec les Editions Meo #JanvierLecture

Publié le par Imaginath

Bonjour

Pour le 1er jour de mon calendrier de l'après, je vous présente Les Editions Meo.

Un peu d'histoire :

Au commencement était l'ASBL "Mode Est-Ouest", fondée en 1994 par Spomenka Džumhur pour venir en aide aux réfugiés d'ex-Yougoslavie, et plus particulièrement de Bosnie-Herzégovine. Elle a organisé dans sa galerie du World Trade Center des expositions d'artistes plasticiens et des présentations d'écrivains d'ex-Yougoslavie réfugiés en Belgique. Des artistes belges ont été associés à ces manifestations.

Après la guerre, il a semblé intéressant de faire connaître la littérature belge contemporaine dans les pays issus de l'ex-Yougoslavie et particulièrement en Bosnie-Herzégovine. L'ASBL a obtenu pour ce faire une aide à la traduction du Ministère de la Culture de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Promotion des Lettres).
Parallèlement, la traduction en français d'œuvres d'écrivains bosniens et croates a été entreprise et l'association s'est donné pour objectif de faire connaître ces auteurs dans la sphère francophone.

En décembre 2007, l'Association a décidé de publier elle-même ses traductions et d'étoffer son catalogue avec des ouvrages d'écrivains francophones.
 Ainsi ont vu les jour les éditions M.E.O. (Monde – Édition – Ouverture).
 

Mon livre coup de coeur :

Je l'ai d'ailleurs chroniqué ici.

Résumé éditeur : 

Un témoignage de plus sur le génocide rwandais ? N’en avons-nous pas pléthore ? Que peut-il apporter que nous ne croyions savoir ?

Certes, comme pour la Shoah, comme pour le génocide arménien, il est essentiel d’entretenir la flamme du souvenir dans notre monde où la ronde infernale des atrocités les chasse aussitôt des mémoires. Mais surtout, le récit de Marie Niyonteze nous prouve que ce génocide était prévisible, qu’une répétition générale avait eu lieu quatre ans auparavant, lors de la première incursion du FPR.

Cadre dans une entreprise belgo-rwandaise, Marie Niyonteze a été arrêtée en 1990 pour le simple motif d’être tutsie. Elle ne doit la vie, et celle, provisoire hélas, de son bébé né en prison, qu’à un enfilement de chances. Chance que n’aura pas un de ses frères. Et quatre ans plus tard, alors qu’elle a obtenu l’asile en Belgique, toute sa famille, dont un de ses enfants resté au pays, sera massacrée durant le génocide.

Dès que possible, au risque de perdre son droit d'asile fraîchement acquis, Marie Niyonteze retourne clandestinement au Rwanda. Elle ne pourra survivre sans avoir retrouvé les dépouilles de ses proches et leur avoir donné une sépulture selon la tradition. Ce retour, avec les souvenirs qu’il éveille, est au cœur du récit. Puis, accompli ce devoir impérieux, il faut reprendre pied : « Seule, en accord avec moi-même, j’ai donc décidé de vivre malgré tout, ma propre vie, afin de conserver votre mémoire, à vous qu’on a privés de vie. »

Ce récit bouleversant, bien qu’écrit dans une langue très sobre, sans l’ombre d’un pathos inutile, offre une leçon de courage et de dignité, mais aussi de lucidité, qui se refuse à étouffer sous une magnanimité feinte les souffrances et les révoltes.

« Ce n’est pas que je ne veuille pas pardonner, mais je ne trouve pas le pardon en moi (…) J’essaie seulement d’être sans haine. »

Comme chaque jour, retrouvez le concours sur la page Facebook du blog !

A demain pour une nouvelle découverte et un nouveau cadeau littéraire.

Merci aux Editions Meo pour ce joli présent du Jour 1 !

Belle journée

Nathalie

Publié dans JanvierLecture

Commenter cet article

Kate 04/01/2017 17:56

super idée ce calendrier de l'après !

Claudine Morelle 02/01/2017 12:46

Très bel article qui donne envie de découvrir ce roman. Je m'abonne et maintenqant je file participer sur facebook :) Bonne journée

sylvie 02/01/2017 11:12

C'est une Marie résiliente, c'est beau !
Et ce pardon, il parle fort ;)

sylvie 02/01/2017 11:10

Un très bon calendrier de l'après Nath ! J'espère beaucoup de succès, sans trop de boulot lol